Solution logicielle pour la mise en place de la méthode HACCP, KeyFood, développée par DBF Qualité, permet de suivre son plan de maîtrise sanitaire en temps et en heure. Partenaire du concours IdFood 2020, la société participera au chèque de 5300 euros qui sera remis aux 5 lauréats. Rencontre avec Bruno Deygat, directeur technique de DBF Qualité, partenaire de la 7e édition du concours.

Quelle est l’utilité de KeyFood pour un professionnel de l’alimentaire ?

« Notre logiciel permet de dématérialiser le plan de maîtrise sanitaire. Le PMS est la première obligation en matière de sécurité alimentaire à mettre en place au sein d’une entreprise alimentaire. KeyFood permet de réaliser la gestion de toutes les procédures de surveillance HACCP. Elle accompagne l’ensemble des professionnels du secteur agroalimentaire dans la mise en œuvre de leurs obligations réglementaires sur le plan sanitaire. »

Quel accompagnement apportez-vous ?

« Nous commençons par un état des lieux sur ce qui a été mis en place. Parfois, par manque de temps ou de connaissance, ceux qui se lancent dans la création et la commercialisation d’un produit alimentaire ne mettent pas forcément en place l’ensemble des documents et procédures obligatoires. Nous effectuons alors une analyse précise de ce qui a été mise en œuvre car nous possédons en interne une compétence en ingénierie agroalimentaire. »

Concrètement, quelle est votre action auprès des professionnels de l’alimentaire ?

« Nous sommes en mesure d’intervenir pour évaluer les conditions dans lesquelles sont établis les processus de fabrication.  Nous aidons ensuite les professionnels à mettre en place leur plan de surveillance HACCP. C’est la référence réglementaire pour évaluer les dangers potentiels afin d’éviter les risques de contamination.»

Que permet le logiciel ?

« KeyFood permet d’effectuer des contrôles automatiques au quotidien sur de nombreux points critiques comme le respect des seuils de température. Son objectif est de mettre en place une surveillance accrue des risques potentiels de contamination. Tout est automatisé pour permettre au professionnel de réagir rapidement en cas de non-conformité détectée. »

A quoi faut-il faire très attention lorsqu’on évolue dans l’industrie agro-alimentaire ?

« Les attentes des autorités de contrôle se portent en grande partie sur la réactivité des professionnels une fois qu’ils ont détecté une non-conformité. Il faut qu’ils anticipent un maximum tous les risques potentiels en usant du principe de précaution à chaque étape de fabrication et de commercialisation. Il faut également ne pas se contenter d’une documentation succincte sur la constitution de son plan de maîtrise sanitaire : au moment d’un contrôle, si les éléments à présenter aux services de l’Etat sont incomplets et qu’il manque des informations relatives à la traçabilité des produits, les risques de fermeture administrative ou d’amendes peuvent être dans certains cas très importants. La réglementation en vigueur (Règlement CE 852/2004) est très précise à ce sujet et nul n’est censé ignorer la loi. Il ne faut donc pas hésiter à se faire accompagner. »