Partenaire de la 7e édition d'IdFood, le concours de l'innovation alimentaire de la Région Île-de-France, TerreAzur Île-de-France est le premier distributeur de fruits et légumes et produits de la mer frais à destination de la restauration en Île-de-France. Eric Moreau, le directeur régional de l'entreprise, revient sur les tendances qui se dessinent dans les années à venir dans le secteur agroalimentaire.

Quel est le rôle de TerreAzur ?

"Notre raison d’être est d’aider nos clients restaurateurs à toujours mieux nourrir leurs convives en nous appuyant sur les principes qui font notre ADN depuis 50 ans : qualité, transparence sur l’origine et les modes de production, santé et sécurité alimentaire. Innover est essentiel pour toujours mieux répondre aux attentes de nos clients. C’est aussi notre responsabilité de leader. Rechercher, par exemple, de nouvelles variétés ou de nouveaux concepts tels que la salade Feuillégale® au rendement exceptionnel, la tomate Pulpa® spéciale sandwich, la banane comptée et calibrée pour les restaurants scolaires sont des exemples parmi d’autres développés pour faciliter le travail de nos clients."

Comment accompagnez-vous les porteurs de projet en innovation alimentaire ?

"Notre métier est de nous adapter en permanences aux évolutions de consommation et aux attentes des consommateurs. Pour soutenir les projets, l’accompagnement peut revêtir plusieurs formes de la production à la mise en marché : tests de culture et variétaux, avances de trésorerie pour l’achat de plants, contractualisation prix par volumes sur plusieurs années pour sécuriser le producteur, accompagnements techniques sur les modes de cultures, tests culinaires dans notre cuisine d’essai pour définir les modes de mise en œuvre, élaboration du packaging ou d’outils marketing, de vente et de merchandising…"

Avec les événements récents, quelles sont les tendances qui se dessinent ?

"Nous observons déjà depuis plusieurs années un "retour" à des valeurs portées par les produits frais, issus des territoires locaux, avec une identification forte du producteur. Ce phénomène de besoin de proximité s’est considérablement amplifié avec la crise du Covid-19. Le consommateur a besoin d’être réassuré sur ce qu’il mange. Il veut "connaître la main qui le nourrit" et privilégie la production locale et française."

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui innovent dans le domaine agroalimentaire ?

"Innover, c’est prendre un risque. Néanmoins, on ne peut pas gagner gros en jouant petit et le risque fait partie de l’innovation, il faut l’accepter. Néanmoins, il s’agit aussi de trouver les moyens de le limiter. Cela passe notamment par une bonne connaissance de son environnement et de son marché ainsi qu’une définition claire du projet, des ambitions, des objectifs et des moyens pour y parvenir. Je recommande d’élaborer une feuille de route détaillée pour donner du sens à son projet et ainsi fédérer les énergies de ses équipes."